Apprendre
DeepSkyStacker en 2026 : le flux propre, les réglages qui comptent, et quand passer la main
Vous avez déjà empilé, vous savez cocher des brutes et retrouver l'Autosave. La question qui reste est plus fine : parmi les trente cases de la boîte de dialogue d'empilement, lesquelles déplacent vraiment l'image finale ? Cette page fait ce tri. Elle démonte au passage le procès d'immobilisme fait à DeepSkyStacker — sept versions publiées entre avril 2025 et juillet 2026, macOS et Linux compris — et dit où il reste le meilleur outil disponible : un reflex, un jeu de brutes homogène, une machine modeste. Elle dit aussi, sans détour, les trois chantiers pour lesquels il faut ouvrir un autre logiciel.
- 7
- versions publiées entre avril 2025 et juillet 2026, jusqu'à la 6.2.2
- 5
- itérations de rejet, à kappa 2,00 : le réglage de référence sur les brutes
- 16 σ
- au-dessus de la médiane du master dark, un pixel est déclaré chaud et interpolé
- 9 ×
- la mémoire et le disque consommés par un drizzle 3×, contre 4 fois pour un 2×
- 135 mm
- la focale de l'objectif qui a produit l'image d'ouverture, à f/4 sur 35 poses
Le procès en vieillissement
Ce que son grand âge lui vaut, et ce que dit le journal des versions
Un logiciel de 2006 qui livre encore tous les deux mois
Ce que l'image d'ouverture prouve du matériel qu'il suffit d'avoir

Le flux
Huit gestes, dans l'ordre où DeepSkyStacker les attend
L'appariement des trames de calibration passe par les groupes, et c'est là que se rattrapent les lots dont les en-têtes annoncent autre chose que la réalité.
Les groupes sont la structure cachée de l'interface
-
Charger chaque famille dans son groupe
Ouvrez les brutes, puis ajoutez darks, flats, dark-flats et offsets par leurs entrées propres. Une nuit = un groupe. La FAQ officielle situe le besoin entre dix et vingt trames par famille ; au-delà, le master gagne encore un peu, sous dix il porte son propre bruit dans chaque image calibrée.
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Régler le développement RAW avant toute registration
L'onglet RAW/FITS DDP Settings gouverne le décodage. Choisissez « No White Balance Processing » et l'interpolation bilinéaire pour la matrice de Bayer. Ce réglage entre dans le score de chaque image : le modifier après coup oblige à relancer la registration complète.
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Enregistrer les images cochées
La registration mesure les étoiles, attribue un score et calcule les décalages par rapport à la référence. Sur des FITS porteurs de coordonnées WCS valides, cochez « Use FITS WCS Data » : les décalages et la rotation se lisent dans l'en-tête au lieu d'être recalculés étoile par étoile, et le lot passe en quelques secondes.
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Garder les meilleures 80 %
Le classement par score autorise un seuil chiffré. Le réglage de référence retient les meilleures 80 % : le dernier cinquième d'un lot concentre presque toujours les poses molles de début de nuit et celles qu'une rafale a bougées.
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Choisir le mode de sortie dans l'onglet Result
Standard recadre sur la référence ; Intersection ne conserve que la zone commune à toutes les brutes, donc supprime les bordures peignées par le dithering ; Mosaic couvre l'union des champs, mais les décalages restent calculés depuis la référence — la documentation la qualifie elle-même de pseudo-mosaïque. Custom Rectangle borne le calcul à un cadre que vous tracez.
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Poser la méthode de combinaison, famille par famille
Kappa-Sigma Clipping sur les brutes, avec kappa à 2,00 et 5 itérations. Médiane sur les darks, les flats et les offsets, qui restent le réglage d'usine. Et l'étalonnage du fond activé sur les lights : le rejet compare des pixels, il exige des fonds de ciel ramenés au même niveau.
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Lancer, puis récupérer les masters
L'empilement écrit MasterOffset_ISOxxx.tif, MasterDark_ISOxxx_yyys.tif et leur équivalent dark-flat dans le dossier de la première trame de chaque famille. Ces fichiers se rechargent seuls la fois suivante, à la place de la série entière : c'est le gain de temps le plus immédiat du logiciel.
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Exporter en TIFF 32 bits par canal, ajustements non appliqués
L'Autosave.tif tombe dans le dossier de la brute de référence — Autosave001.tif si le nom est pris. Enregistrez le résultat en 32 bits par canal en laissant les ajustements de côté : l'image doit sortir linéaire, sinon le logiciel de traitement hérite d'une courbe déjà cuite qu'il ne peut plus défaire.
Le tri
Les réglages qui déplacent l'image, et ceux qui font du bruit dans le menu
Le menu se trie par l'effet mesurable : quelques réglages portent l'écart entre deux résultats, les autres facturent du temps de calcul pour un usage étroit.
Trois cases décident, les autres se contentent d'exister
La moyenne pondérée par l'entropie a un usage précis, et un seul
| Réglage | Valeur de référence | Effet mesurable | Verdict |
|---|---|---|---|
| Kappa-Sigma Clipping (lights) | kappa 2,00 · 5 itérations | efface traînées de satellites et impacts cosmiques en gardant la moyenne des pixels restants | décisif |
| Étalonnage du fond | par canal, ou RVB | aligne la médiane de fond de chaque brute sur la référence, condition d'un rejet honnête | décisif |
| Route de dématriçage | bilinéaire, AHD, super-pixel ou Bayer drizzle | fixe la finesse réelle des étoiles et la taille de sortie | décisif |
| Mode de sortie | Intersection | supprime les bords partiellement couverts, ceux qui trahissent le dithering | utile partout |
| Use FITS WCS Data | coché si l'en-tête le porte | décalages et rotation lus dans le fichier, registration bien plus rapide | utile en FITS |
| Drizzle 2× ou 3× | réservé au sous-échantillonné | surface multipliée par 4 ou par 9, résolution gagnée seulement si le champ dérive | situationnel |
| Moyenne pondérée par l'entropie | poses de durées mélangées | préserve les cœurs brillants, dévore mémoire et processeur | situationnel |
| Nettoyage cosmétique | taille de filtre et seuil | remplace les pixels chauds et froids survivants ; altère la texture si le seuil descend | à manier de loin |
| Détection des colonnes défectueuses | capteurs monochromes anciens | interpole les colonnes mortes ou saturées par blooming, larges d'un pixel | hors sujet en CMOS couleur |
| Maximum | diagnostic | retient la valeur la plus forte : exhibe tous les défauts de la pile d'un coup | outil de contrôle |
| Aucune ligne ne correspond au filtre. | |||
Le cœur du sujet sur boîtier reflex
Quatre routes pour reconstruire la couleur, et le procès de la matrice
Chaque route règle autrement la même dette, les deux couleurs que chaque photosite laisse de côté, et la dernière la rembourse en exploitant le déplacement du champ.
Interpoler, fusionner, ou laisser la dérive faire le travail
Le Bayer drizzle, ou la dérive transformée en information
L'option la plus mal employée
Le drizzle : ce qu'il coûte, ce qu'il rapporte, et à quelle condition
Une méthode conçue pour les champs profonds spatiaux garde ici ses conditions d'emploi, et le cadre de calcul se restreint pour en rendre la facture supportable.
Une méthode née pour Hubble, arrivée intacte chez l'amateur
La condition est la dérive, la facture est quadratique
Dériver volontairement, c'est un geste de monture
L'honnêteté du bilan
Trois terrains où il gagne, trois chantiers où il faut ouvrir autre chose
Le terrain de jeu réel : reflex, lot homogène, machine modeste
Ce que l'image ci-dessous montre du rejet

Avantages
- Décodage RAW par LibRaw 0.22 et quatre routes de dématriçage exposées avant la registration : le contrôle le plus direct qui existe sur un fichier de reflex
- Masters réutilisables écrits automatiquement (MasterDark_ISOxxx_yyys.tif) : la deuxième session d'un même setup démarre en quelques secondes
- Appariement automatique des trames par sensibilité et temps de pose, avec forçage manuel par menu contextuel quand un en-tête ment
- Empilement par lots sur des listes de fichiers enregistrées : les quatre couches d'un projet LRVB s'enchaînent seules
- Gratuit sous licence BSD, code ouvert depuis 2018, désormais installable sur Windows 10 et suivants, macOS 13.4 et suivants, et Linux
Inconvénients
- Post-traitement volontairement réduit à un étirement et à une balance des couleurs : la documentation renvoie elle-même vers un autre logiciel pour tout le reste
- Aucun retrait de gradient, aucun étalonnage colorimétrique par photométrie, aucune déconvolution : un fond de ciel dégradé sort de l'empilement tel quel
- Mode mosaïque limité — les décalages se calculent depuis la référence, ce que la documentation appelle un pseudo-mosaïque
- Aucune normalisation image par image : une nuit dont la transparence varie se répare au tri manuel
- Les FITS 16 bits qui contiennent 12 bits utiles réclament un ajustement à la main dans l'onglet FITS des réglages de développement
| Ce que vous préparez | Qui fait le travail | Pourquoi |
|---|---|---|
| Une nuit de reflex sur un objet, brutes homogènes | DeepSkyStacker de bout en bout | dématriçage maîtrisé, masters réutilisables, sortie linéaire en une passe |
| Un fond de ciel dégradé par la ville ou la Lune | empilement ici, correction ailleurs | l'extraction de gradient et l'étalonnage par photométrie vivent dans les chaînes de traitement |
| Trois nuits de transparence inégale sur la même cible | une chaîne à normalisation par image | le rejet de pixels ne compense pas des brutes de qualité inégale |
| Un assemblage de panneaux en mosaïque | un logiciel de stitching dédié | les décalages calculés depuis une seule référence bornent le champ assemblable |
| Un empilement en bande étroite à recomposer | une chaîne à arithmétique d'images | la composition des couches se fait par formules, hors du domaine d'un empileur |
| Un lot de vidéos planétaires | un empileur de trames vidéo | le tri image par image sur le seeing relève du lucky imaging, pas de la pose longue |
| Aucune ligne ne correspond au filtre. | ||
Le panneau de traitement, tel qu'il est depuis 2026
Le cas limite
Trois poses, et la démonstration que la méthode compte plus que le nombre
Sous dix images, tous les réglages changent de camp
Le score de registration comme instrument de mesure

Continuer
Ce qui se passe avant et après l'empilement
La chaîne Siril, de bout en bout L'autre voie gratuite : conversion en séquence, calibration, registration en deux passes, puis la frontière du linéaire. L'ordre des opérations et ce que chacune corrige. La bibliothèque de masters Combien de poses par master, à quelle température, à quelle fréquence les refaire : ce qui s'archive une fois et se recharge à chaque session, y compris dans DeepSkyStacker.
Le rapport signal sur bruit Pourquoi additionner fait gagner en racine du nombre de poses, ce que le gain et le fond de ciel changent à l'équation, et où se situe le point de rendement décroissant. Le matériel qui fabrique les brutes que DeepSkyStacker additionne
Une monture qui accepte le dithering, un instrument de guidage à côté, un capteur adapté au champ visé : la sélection de matériel d'astrophotographie, rangée par usage et par budget.